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Rencontre avec Candice de OFFICINEA

Rencontre avec Candice de OFFICINEA

par Elise le 25 nov. 2016

Racontez-nous votre parcours ?

Mon parcours est assez atypique puisque j’ai déjà presque 3 vies au compteur. Je passe les dix premières années de ma vie professionnelle dans de grands groupes financiers internationaux avant de quitter Paris en 2004 pour la Russie où je suis Laurent, mon mari en expatriation. Pour être franche, ce départ je n’en veux pas vraiment mais mon poids économique étant le plus faible au sein de notre couple, je n’ai pas vraiment le choix. A Moscou, je comprends que si je veux rebondir, il va falloir que je me bouge et que j’imagine d’autres manières de voir ma vie. L’entreprenariat s’impose finalement vite à moi comme la solution de reprendre ma vie en main. Je créé ma première entreprise en 2005, une société de distribution que je dirige jusqu’à mon retour en France.

En 2013, je rencontre Claire, une scientifique formidable. Ensemble nous créons OFFICINEA, un laboratoire de haute cosmétologie bio multi-primé. Nous développons une nouvelle génération de cosmétiques totalement clean aux résultats visibles, distribués par un réseau de super conseillères indépendantes.

Avez-vous le sentiment que la place des femmes dans l'entrepreneuriat évolue ?

Malheureusement pas vraiment. Il y a toujours trop peu de femmes entrepreneures. Mon histoire personnelle m’a rendue très militante sur le sujet. C’est l’entreprenariat qui m’a permis de rebondir et je suis certaine que c’est une chance pour toutes les femmes. C’est une manière de prendre sa vie en main et de trouver un vrai sens à son activité professionnelle, ce qui manque souvent à beaucoup d’entre nous.

Pour quelles raisons selon vous, les femmes ne sont pas plus visibles dans cet univers ?

Les femmes me semblent hésiter plus que les hommes à se lancer. Il faudrait pour cela que nous ayons davantage confiance en nous. Et je ne fais pas exception. Ce sont les circonstances qui m’ont conduites à entreprendre, je ne sais pas si j’aurais osé me lancer sans cela. Et pourtant au final, je ne verrais plus ma vie autrement d’autant que même si on travaille évidemment beaucoup, on bénéficie d’une flexibilité incroyable que je trouve géniale surtout en tant que maman. Mon fils ainé est dyslexique et dyspraxique sévère. Si je n’avais pas été entrepreneure, je n’aurais jamais pu gérer les rééducations et rendez-vous médicaux en plein milieu d’après-midi quand il était plus petit. Les autres mamans que je rencontrais à l’hôpital avaient quasiment toutes arrêté de travailler.

Un conseil que vous donneriez aux jeunes femmes souhaitant créer leur entreprise ?

Ne vous laissez pas envahir par vos propres croyances limitantes, n’écoutez que vous et surtout pas ceux qui vous répètent que vous n’y arriverez jamais. Restez authentique. N’ayez pas peur de l’échec. Se planter, c’est normal et cela fait partie du chemin. Ce qui est important c’est votre capacité à rebondir et surtout à persévérer.

Quelle est la femme entrepreneur qui vous inspire le plus ? 

J’adore les sucess stories américaines. En France, je suis fan de Morgane Sézalory. Elle a su développer un nouveau modèle avec sa marque Sézane et la force de sa communauté. J’aime les histoires improbables, celles qui sur le papier semblent compliquées mais qui au final explosent.

Un ouvrage que vous recommandez à nos lecteurs ?

Sans hésiter, « Start with why » de Simon Sinek. Un livre qui pousse à se pencher sur son propre moteur interne, ce qui tous les jours nous inspire et inspire les autres pour nous booster à nous réaliser.