Entrepreneuriat au féminin : au-delà des clichés

Entrepreneuriat au féminin : au-delà des clichés

Entrepreneuriat au féminin définition

My Little Paris, Leetchi, Restopolitan… quel est le point commun de toutes ces startups françaises ? Elles ont été fondées par des femmes ! S’il est un milieu qui n’en finit pas de bouger et de faire tomber les idées reçues, c’est bien celui des startups…depuis quelques années, une nouvelle génération de femmes startupeuses a vu le jour ! Elles conjuguent avec talent innovation et sens du business et dépoussière sans pareil les codes de la French Tech !

Entrepreneuriat féminin définition

L’entrepreneuriat féminin recouvre l’ensemble des femmes créatrices d’entreprises. Indépendantes, libres de leurs choix, ces dernières développent avec talent leurs startups et font médire tous ceux qui considéraient que femme et entreprenariat étaient deux mots incompatibles… A l’origine d’après la Banque Public d’Investissement de près d’un tiers des créations d’entreprises, ces dernières voient en l’entrepreneuriat un mode de vie source de multiples bénéfices : l’indépendance, le goût d’entreprendre, les opportunités de création, la perspective d’augmenter ses revenus… bref, les raisons ne manquent pas pour franchir le pas et se lancer à la conquête de nouvelles idées…

Entrepreneuriat féminin en chiffres

Alors tendance de fond ou buzz éphémère ? Les chiffres attestent d’une tendance durable et ces nouvelles Wonderwomen n’ont pas fini de faire parler d’elles et de briller en matière d’entrepreneuriat. Au niveau mondial, près de 163 millions de femmes se sont lancées dans l’aventure de l’entreprenariat en 2014 et 2015, dont près de 111 millions tiennent déjà les rênes d’une grande ou moyenne entreprise. Au sein de l’hexagone, le taux de progression d’entreprises chez les femmes a enregistré une progression record de près de 37%.. loin devant certains pays accusant un retard significatif, comme les Philippines, le Mexique, l’Indonésie ou encore le Vietnam.

Lentreprenariat féminin en France bénéficie d’un écosystème de plus en plus favorable : ainsi de nombreuses structures d’accompagnement ont vu le jour et aident les startups féminines à accélérer significativement leur développement. C’est par exemple le cas de l’incubateur parisien Paris Pionnières. Créé le 8 mars 2005, l’incubateur a ainsi accompagné plus de 350 startups avec un taux de pérennité de 85 %, un vrai succès ! En parallèle, de nombreux médias dédiés à l’empowerement des femmes, tels que Business O Féminin ont vu le jour ; ces derniers font la part belle aux portraits et témoignages de jeunes femmes à la tête de startups ou dotées de trajectoires inspirantes.

Entrepreneuriat féminin : au-delà des clichés

Pourtant à rebours de ces chiffres attestant de la bonne santé de l’entrepreneuriat féminin, les idées reçues perdurent encore ponctuellement. Que tu sois une jeune startupeuse à l’affût d’un nouveau concept, une entrepreneuse aguerrie à la tête d’un florissant business ou simple curieux souhaitant lever le voile sur un univers passionnant, nous t’avons listé les trois principaux mythes qui continuent d’avoir la vie dure à ce sujet ! Tour d’horizon des principaux clichés à faire voler en éclat sans plus tarder !

  • L’entreprenariat n’intéresse pas vraiment les femmes ? Faux. Selon les résultats des études sérieuses, plus de 70% des françaises pensent que devenir entrepreneure est une belle carrière. 69% des femmes françaises pensent également que diriger une entreprise est plus épanouissant que de travailler pour une entreprise. Alors qui continue de penser que les femmes ne perçoivent pas les attraits de ce type d’engagement professionnel ?

  • Les femmes à la tête d’entreprises doivent choisir entre vie privée et vie professionnelle ? Encore un cliché qui résiste à l’épreuve du changement. Faux, bien sûr ! Une femme sur deux arrive parfaitement à trouver le bon équilibre entre l’organisation de sa vie d’entrepreneure et sa vie d’épouse et de mère.

  • Compte tenu de leur difficulté à trouver du financement, les entreprises dirigées par les femmes sont des petites entreprises, avec quelques salariés. Vrai et Faux ! Il est vrai que la femme serait plus lésée lors de l’octroi d’un crédit création d’entreprise (4,3 % de refus contre 2, 3 % pour les hommes) et également dans la course à la levée de fonds, mais celles-ci sont aussi en mesure de développer et diriger des entreprises aux très belles destinées. Pensons justement à la trajectoire spectaculaire, de Patricia Woertz, directrice générale d'Archer Daniels Midland et classée troisième des cinquante femmes les plus puissantes du monde en 2010 par le magazine Forbes. Ou encore, Sheryl Sandberg, Melissa Mayer… bref, les exemples de femmes dirigeantes à la tête de géants ne manquent pas !