Guillaume Flandre, Photographe 2.0

Guillaume Flandre, Photographe 2.0

Tokyo, Tanger, Congo… Globe-trotter dans l’âme, Guillaume Flandre arpente le monde à la recherche de clichés aux saveurs lointaines. Son talent n’est pas passé inaperçu. Lauréat du Grand Prix Fujifilm et du Prix Nikon, le talentueux photographe officie régulièrement pour le National Geographic et le New York Times. Rencontre sous pixels avec une des fines fleurs de la photographie française !

Tu as basculé dans l’univers de la photo alors que tu vivais à New-York, tu peux nous raconter ton déclic ?

Je ne le qualifierais pas de déclic, parce que ça à une connotation assez soudaine. J'ai toujours aimé les images : la peinture, le cinéma, le dessin, le graphisme. Je m'amusais déjà un peu avec l' appareil compact de base que j'avais. C'est, notamment à New York, en rencontrant des gens qui, eux, avaient poussé la photographie plus loin que je me suis dit "pourquoi pas moi ?" et que j'ai fait l'acquisition de mon premier appareil reflex d'entrée de gamme. Habiter dans cette ville m'a permis de me faire plaisir visuellement, de sortir avec mon appareil à n'importe quelle heure du jour et de la nuit en sachant que quelque chose allait se passer.

Street photography, portraits, photo de voyages… c’est difficile de te ranger dans une case ! Comment définis-tu ton style ?

C'est parce que je m'intéresse à tout ! En fouillant dans mes photos on peut trouver des photos de concert, de la street photo, du voyage, des portraits, des séries plus conceptuelles, des natures mortes, du studio... Je suis vraiment curieux de tous les styles, et c'est peut être parce que je suis autodidacte que je ne mets pas de barrière à mes expérimentations photo. Je "consomme" et je m'intéresse beaucoup à la photo de mode ou au portrait par exemple même si ce sont des styles que je ne pratique pas ou peu en ce moment. Qui sait, j'y viendrai peut-être !

Pour en revenir à mon style, c'est vrai qu'aujourd'hui je me concentre principalement sur les récits de voyage et la street photography. Le premier est sûrement dû au fait que c'est de cette façon que j'ai abordé la photographie. Le second est lié à la fascination que j'ai pour les photographes de rue, et l'excitation de partir à la chasse de moments décisifs qui subliment le quotidien.

Quelles sont tes influences artistiques ?

Mes influences changent tout le temps ! Comme beaucoup, il y a les classiques: Cartier Bresson, Alex Webb, Magnum en général, Helmut Newton, Vivian Maier et aussi Annie Leibovitz, Steve McCurry. En ce moment, je suis impressionné par le travail d'Eric Madigan Heck, David Uzochukwu, Pierre Debusschere, Erwin Olaf, Benjamin Hardman, Chris Burkard... J'en oublie évidemment des dizaines et des dizaines d'autres !

Tu vis aujourd’hui à Paris mais tu voyages beaucoup, quelles sont les villes ou lieux qui t’ont le plus marqué ?

J'adore les grandes villes, mais les endroits qui m'ont récemment le plus marqué sont Java en Indonésie et les Dolomites en Italie. Avec un peu d'efforts on y découvre des paysages sublimes à couper le souffle. Sinon je pourrais parcourir les rues de New York encore et encore sans jamais me lasser.

Comment continues-tu à te former et à monter en compétences ?

Je consomme énormément de photos, notamment sur Instagram où je suis beaucoup de photographes. Mais je reste fidèle à mes débuts d'autodidacte et j'aime m'améliorer en pratiquant, donc j'essaye de prendre des photos tous les jours. J'expérimente en essayant ce qui me passe par la tête puis je regarde ce qui a bien fonctionné ou pas.

Aujourd’hui, tu as deux casquettes, puisque le jour tu es ingénieur web et la nuit photographe ! Comment fais-tu pour t’organiser ? Existe-t-il des liens entre ces deux métiers ?

J'arrive à bien jongler entre les deux mais c'est vrai que ça demande pas mal d'organisation. Ma technique consiste surtout à écrire beaucoup de « to do list » et tout noter dans mon calendrier afin de ne pas perdre la tête. Mais ça a ses avantages : je peux me concentrer sur ce que je veux vraiment faire côté photographie sans trop de compromis. Le lien le plus fort entre ces deux activités est de créer quelque chose à partir de rien, que ce soit un programme informatique ou une photographie.

Tu es très actif sur Instagram, quel rôle joue Instagram dans ton travail ?

Instagram a un double rôle. Comme je l'ai dit, il y a le côté inspiration, et pas un jour ne passe sans voir une photo qui m'impressionne. Ensuite il y a évidemment le côté partage. C'est une façon unique de pouvoir montrer au monde son travail !

As-tu découvert certains photographes grâce à Instagram ? Quels sont tes derniers coups de coeur ?

Mes derniers coups de coeur découverts sur Instagram sont Eric Madigan Heck, Thomas Prior, Jeremy Snell, Alan Schaller, Cyril Abad, Sébastien Zanella, Vineet Vohra… Et encore, là je ne cite qu'une infime partie et la liste s'allonge toutes les semaines.

Quels conseils donnes-tu au débutant qui souhaite suivre tes pas ?

Il ne faut surtout pas hésiter à partager son travail, et à pratiquer tous les jours. C'est la meilleure façon que j'ai trouvé pour m'améliorer !

Envie de lever le voile sur l'univers de la photographie, découvre le cours de photo de Guillaume Flandre pour une session de shooting photo outdoor. Photographier en extérieur, c’est apprendre à jouer avec les caprices de la lumière, identifier les meilleures prises de vues, apprivoiser le décor souvent en mouvement… A ton tour de sublimer tes clichés !