Stéphane Lopes, sculpteur de lettres

Stéphane Lopes, sculpteur de lettres

Brush pen, watercolor lettering, typographie… Depuis quelques années, le lettering est une discipline créative qui a le vent en poupe ! Adepte du lettering et de la typographie, Stéphane Lopes sculpte les lettres avec talent. Nous sommes partis à la rencontre de ce graphiste hyperactif qui nous révèle les dessous de sa passion !

Stéphane, peux-tu nous raconter ton parcours ? Tu as toujours été un mordu d’arts graphiques ?

Depuis tout petit oui. J'ai commencé par des ateliers d'arts plastiques à 12-13 ans dans lesquels on touchait un peu à tout, peinture, sculpture, croquis... Et puis j'ai eu des petits soucis pour trouver ma voie après le lycée. J'ai rencontré des professionnels de tous horizons, j'ai fait un stage de 2 semaines dans une petite boite dans l’événementiel, et c'est la que je me suis rendu compte que je pourrais faire un métier créatif. Après ça je suis vite entré dans une école afin de faire une MANAA (Mise A Niveau en Arts Appliqués) et puis un BTS Communication Visuelle, qui m'a permis d'explorer plein de domaines comme l'édition, la publicité, le multimédia, l'univers de la communication dans les grandes largeurs. En sortant de l'école j'ai fait un peu de Freelance puis j'ai trouvé un poste de graphiste chez un annonceur, il y a près de 4 ans. Début 2016 j'ai commencé a posté, en parallèle, des lettrages sur Instagram et depuis ça, je n'ai pas arrêté de pratiquer et de découvrir de nouveaux artistes encore et encore jusqu'a aujourd'hui !

Brush pen, watercolor lettering, typo… difficile de te ranger dans une case ! Comment définis-tu ton style ?

Je m’intéresse à plein de styles différents dans le lettrage mais c'est vrai que je pratique énormément le brushpen (feutre pinceau). C'est un outil que j'adore, à la fois par les différences d'épaisseurs dus aux changements de pression mais aussi par la variété de couleurs. Je n'ai pas d'adjectif particulier pour définir mon style mais j'aime évoquer l'idée de la liberté, par les tracés et les couleurs.

Quelles sont tes sources d’influences ?

A la base, j'ai été marqué par le travail de Tyrsa, c'est vraiment le premier graphiste / artiste que j'ai découvert et c'est lui qui m'a donné l'espoir et l'envie de faire de ma passion un métier. Par la suite j'ai énormément été influencé par d'autres lettreur évidement comme David Milan, CJ Rosamond, Luca Barcellona, Leo Calderon, je pourrais en citer des dizaines. En dehors de la lettre je regarde évidement des films / séries / photos / peintures qui m’intéressent et m'inspirent forcément, mais je n'ai pas de noms ou d'univers précis. Je pense que l'inspiration doit venir de tout ce qui nous entoure, il faut juste rester ouvert et laisser son esprit se nourrir d'un maximum de choses.

Comment fais-tu pour te former aujourd’hui et continuer à monter en compétences ?

Je pratique beaucoup. J'ai encore énormément de choses essayer et à maîtriser, y compris dans le brushpen. Je pense que tout est une histoire d'entrainement, et le fait d'être passionné fait qu'on s’entraîne vraiment beaucoup et par conséquent on s'améliore. Parfois, et c'est comme ça que ça se passe pour moi, c'est le hasard qui amène à essayer tel ou tel outil et du coup à changer de techniques et finalement à modifier mon style.

Quels sont tes outils fétiches ?

J'aime beaucoup les couleurs des Brushpens Ecoline. Elles sont très intenses, les feutres dégorgent beaucoup et les pointes sont très souples, c'est un vrai bonheur. Et comme j'aime bien avoir des alternatives, il y a aussi les pointes fines que j'apprécie tout particulièrement : le Pigma FB ou le Kuretake Magaka Flexible ou le Pentel touch.

Comment fais-tu pour trouver de nouvelles idées et alimenter ta créativité ?

J'essaye de rester ouvert, de découvrir de choses, de voyager, de rencontrer des gens. Le partage donne toujours lieu à des échanges d'idées. Les collab' avec d'autres créateurs sont super enrichissantes pour ça, c'est un très bon exercice.

Tu es très actif sur Instagram. Quel rôle joue ce réseau social dans ton travail ?

Instagram, c'est quelque chose de fondamental pour moi aujourd'hui. Cela a plusieurs fonctions, la première c'est une galerie. Je l'utilise comme un portfolio de poche, c'est simple de montrer beaucoup de chose très rapidement. La deuxième fonction c'est d'être une source d'inspiration. Instagram regorge d'artistes et de créateurs tous plus originaux les uns que les autres sans être des stars. Ensuite c'est un super outil pour mesurer l'impact de son travail sur le grand public… à condition de savoir l'utiliser, mais ça c'est une autre paire de manche !. Et enfin c'est ma plus belle carte de visite. Professionnellement ça ouvre des portes, ça provoque des rencontres, amène des projets.

As-tu des « comptes coups de coeur » que tu nous recommandes ?

L'artiste qui m'a fait bosser encore et encore, c'est David Milan. J'ai vu ses visuels partout sur le net, style hyper efficace, top ! J'adore aussi suivre un compte comme Fubiz. Ils mettent toujours en avant de très très beaux visuels, souvent de la photo d'ailleurs.

Quels conseils donnes-tu à un débutant qui souhaite suivre tes pas ?

Mon seul et unique conseil c'est de se donner les moyens, de tester les outils, de trouver celui qu'on préfère et de s’entraîner encore et encore. Le lettrage, et spécialement le brushpen, c'est quelque chose qui demande beaucoup de pratique mais quand on aime ça, c'est que du bonheur.

Brush pen, watercolor lettering… ces mots ne te disent rien ? Il est temps d’y remédier ! Embarque pour deux cours en ligne de lettering aux côtés du talentueux Stéphane Lopes.

Au cours de ces ateliers, Stéphane partagera ses techniques et les dessous de son processus créatif ! Règles de bases, esquisses, maniement des reliefs, jeux d’ombres, tracés au feutre, ces univers n’auront bientôt plus de secret pour vous.